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PSG : Pastore, ce génie si fragile…

Dimanche soir, Javier Pastore fut le grand artisan du succès parisien (2-1) face à l’OL. Auteur de deux passes décisives, El Flaco a illuminé le jeu du PSG grâce à sa clairvoyance et sa virtuosité.

Son absence lors de la débâcle parisienne au Camp Nou (1-6) avait suscité le débat. Dimanche soir après la victoire du PSG face à Lyon (2-1), l’analyse se voulait évidemment différente pour les supporters parisiens. Car en 79 minutes sur le pré, Javier Pastore a prouvé qu’avec sa seule présence, il pouvait influer sur le sort d’un match. Si El Flaco a éclaboussé la rencontre par son talent indéniable, le milieu argentin laisse cependant un goût d’inachevé aux observateurs. La saison du Paris SG aurait-elle été différente avec un Pastore au top physiquement ?

On peut légitimement le penser, même si au final, ce dernier n’a jamais disputé un exercice complet depuis son arrivée dans la capitale. Tel un mirage qui alimente sa légende en distillant par instants des moments uniques. « C’est un joueur différent, mais qu’on doit bien protéger. Parfois, il a quelques douleurs, et nous avons été privés de Pastore pour beaucoup de matches. Mais quand il peut jouer, c’est un joueur spécial, » confiait Unai Emery en conférence de presse hier soir. La magie n’a opéré que par intermittence depuis 2011 c’est une évidence…

PSG : Pastore, un atout pour la fin de saison ?

Face à l’Olympique Lyonnais, Javier Pastore disputait seulement son dixième match cette saison en Ligue 1. Mais son apport dans le jeu parisien fut tellement limpide, que le public du Parc des Princes en a occulté la fragilité extrême du joueur. Pastore au sommet de son art reste un magicien capable de sentir le jeu avant les autres, d’effectuer ses passes lumineuses qui cassent les lignes adverses. L’international argentin insuffle ce petit grain de folie si indispensable au PSG dans cette dernière ligne droite.

Sur l’égalisation signée Rabiot, El Flaco a désarçonné la défense rhodanienne en un enchaînement avec Di Maria avant d’offrir le but à son partenaire (1-1, 34eme). Jamais rassasié, le principal protagoniste récidivera cette fois sur la gauche en combinant avec Maxwell et en distillant un caviar à Julian Draxler (2-1, 40eme). Mise au supplice, la défense lyonnaise baisse pavillon. Il n’aura échappé à personne que l’ancien joueur de Palerme reste influent dans l’entrejeu, beaucoup moins sur un côté. Décalé à gauche après le remplacement de Draxler, le joyau parisien a disparu de la circulation. Mais qu’importe, le mal avait déjà été fait… Et si Javier Pastore devenait l’homme clé du PSG dans ce sprint final ?


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Cédric RABLAT

Cédric RABLAT

Journaliste sportif professionnel, le football constitue pour moi une passion quotidienne. Je souhaite donc vous la faire partager à travers ce site, qui décryptera l'actualité du championnat de France et de l'Euro 2016.

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